You Don’t Need a Weatherman to Know Which Way the Wind is Blowing
By David Coon
*le français suit*
People who earn their living from the land or sea develop the impressive ability to determine what kind of weather the next day will bring simply by surveying the sky and checking the wind direction. In many rural communities people ask the fisher or farmer in their family what the weather gives, and they can get an instant forecast for the next day. Today, the same thing can be accomplished with a quick glimpse at the weather app on the cellphone in your pocket.
Preparing to take advantage of good weather and planning for poor weather is second nature. That has not translated to how we behave in the face of our rapidly changing climate.
A generation ago, climate scientists forecasted intense droughts, oppressive heat waves, wildfires, downpours and flash floods for the times we are living in today driven by the burning of oil and gas in cars, trucks, households and industry.
While farmers plan to make hay when the sun shines and pedestrians carry an umbrella when rain is in the forecast or dress appropriately when a heat warning is issued, our governments have failed to prepare our communities for the intense weather that burning oil and gas has wrought. Nor did they heed the call to help us move away from burning fossil fuels to avoid the breakdown in our climate that promises to render large swaths of the world inhospitable and whole regions uninhabitable.
There is an expression that has gained in popularity in recent years: “It is what it is.” At best, this expresses a sense of resignation that change is impossible. At worst it expresses an immobilizing fatalism.
And yet, the human tendency to control what we can is emerging in helpful ways.
Households and businesses, fed up with the unreliability and unaffordability of their electricity supply are supplying themselves with endless inexpensive power from the sun. The federal department responsible for energy concludes rooftop solar power is now less costly than what New Brunswickers buy from NB Power. I know of more than one retired NB Power employee who has blanketed their roof with solar panels
Another helpful change is the routine appearance of electric vehicles on our roads and highways. Increasingly these EVs are being purchased by families of average means as the used market for electric cars has grown. No need to burn gasoline with its unpredictable price or put up with expensive maintenance and repair costs for fossil-fuelled cars, when you can avoid them altogether with an electric vehicle.
In stark contrast, the misinformation and disinformation about adopting these alternatives to burning fossil fuels abounds, perpetuated by those with a vested interest in the cancerous growth in the production and consumption of fossil fuels.
Rather than facilitate the growth in solar power generation and the purchase of electric vehicles that can be charged with that solar energy, the Liberals, like the Tories before them, are pre-occupied with figuring out how to bankroll the highest cost power imaginable, nuclear power, while increasing the consumption of fossil gas in the province with the planned construction of a big new power fracked gas-fired power plant.
Concerns for affordability, energy security, climate action and economic opportunity are addressed concurrently by growing the renewable energy sector and electrifying transportation. The same can be said for growth in construction of net-zero energy buildings.
However, the needed growth will never be realized in the absence of political will and a supportive policy environment. It is here that governments have an essential role to play. This includes the urgent need to redesign key institutions such as NB Power in order to facilitate the rapid transition away from fossil fuels if we are to save our bacon, rather than perpetuating the status quo.
In its recent landmark decision, the International Court of Justice rendered its opinion that nations must comply with climate change treaties and failure to comply with them would be a breach of international law, making countries and corporations susceptible to being sued. In order to comply with this opinion, the consumption and production of oil and gas as energy sources must be phased out. Now that is what I call a nation-building endeavour.
David Coon is the leader of the New Brunswick Green Party and the Member of the Legislature for the riding of Fredericton Lincoln
Pas besoin d'un météorologue pour savoir d'où vient le vent
Les personnes qui vivent de la terre ou de la mer ont développé une capacité impressionnante à prévoir le temps qu'il fera simplement en observant le ciel et en vérifiant la direction du vent. Dans de nombreuses communautés rurales, les gens demandent au pêcheur ou à l'agriculteur de leur famille quel temps il fera, et ils obtiennent ainsi une prévision instantanée. Aujourd'hui, il suffit de jeter un coup d'œil à l'application météo sur son téléphone portable pour obtenir les mêmes informations.
Se préparer à profiter du beau temps et à faire face au mauvais temps est une seconde nature. Cela ne se répercute malheureusement pas dans notre comportement face au changement climatique qui s’accélère.
Les climatologues avaient prédit, il y a déjà toute une génération, les sécheresses intenses, les vagues de chaleur oppressantes, les incendies de forêt, les pluies torrentielles et les crues soudaines que nous connaissons aujourd'hui, occasionnées par la combustion du pétrole et du gaz dans les voitures, les camions, les foyers et l'industrie.
Alors que les agriculteurs prévoient de faire les foins quand le soleil brille et que les piétons prennent un parapluie quand la pluie est annoncée ou s'habillent en conséquence d’une canicule, nos gouvernements, eux n'ont pas préparé nos communautés aux conditions météorologiques extrêmes causées par la combustion du pétrole et du gaz. Ils n'ont pas non plus écouté les exhortations à abandonner les combustibles fossiles afin d'éviter la dégradation de notre climat et le risque que de vastes régions du monde deviennent inhospitalières et inhabitables.
L’expression populaire « C'est ça qui est ça » exprime un sentiment de résignation face à l'impossibilité du changement. Au pire, elle traduit un fatalisme paralysant.
Et pourtant, se manifeste la tendance humaine à contrôler ce que nous pouvons.
Les ménages et les entreprises, tannés du manque de fiabilité et du coût prohibitif de leur approvisionnement en électricité, s'alimentent eux-mêmes en énergie solaire, une source d'énergie inépuisable et peu coûteuse. Le ministère fédéral responsable de l'énergie conclut que l'énergie solaire produite sur les toits est désormais moins coûteuse que celle achetée par les habitants du Nouveau-Brunswick à Énergie NB. Je connais plus d'un employé retraité d’Énergie NB qui a recouvert son toit de panneaux solaires.
Un autre bon changement c’est l’augmentation de véhicules électriques sur nos routes et autoroutes. Ces véhicules électriques sont de plus en plus achetés par des familles à revenu moyen, car le marché de l'occasion pour les voitures électriques s'est développé. Pourquoi consommer de l'essence, au prix imprévisible, ou supporter les coûts d'entretien et de réparation élevés des voitures à moteur fossile, alors qu’il est possible de les éviter complètement avec un véhicule électrique.
En revanche, les fausses informations et la désinformation concernant l'adoption de ces alternatives à la combustion des énergies fossiles abondent, perpétuées par ceux qui ont un intérêt direct dans la croissance exponentielle de la production et de la consommation d'énergies fossiles.
Plutôt que faciliter la croissance de la production d'énergie solaire et l'achat de véhicules électriques rechargeables avec cette énergie solaire, les libéraux, comme les conservateurs avant eux, cherchent comment financer l'énergie la plus coûteuse qui soit, l'énergie nucléaire et augmentent la consommation de gaz fossile dans la province avec la construction d'une nouvelle grande centrale électrique alimentée au gaz de schiste.
Les questions d’abordabilité, de sécurité énergétique, d’action climatique et d’opportunités économiques peuvent toutes être prises en compte simultanément en développant le secteur des énergies renouvelables et en électrifiant les transports. Il en va de même pour la construction de bâtiments à consommation énergétique nette zéro.
La croissance nécessaire ne sera cependant jamais réalisée en l'absence d’une volonté politique et d'un environnement politique favorable. C'est là que les gouvernements ont un rôle essentiel à jouer. Cela inclut la nécessité urgente de repenser des institutions clés telles qu’Énergie NB afin de faciliter l'abandon rapide des combustibles fossiles et sauver notre peau, plutôt que perpétuer le statu quo.
Dans une décision historique récente, la Cour internationale de justice a émis un avis selon lequel les nations ont l’obligation de se conformer aux traités sur le changement climatique et que le non-respect de ces traités constitue une violation du droit international, exposant les pays et les entreprises à des poursuites judiciaires. Afin de se conformer à ces traités, la consommation et la production de pétrole et de gaz comme sources d'énergie doivent être progressivement éliminées. Ça, c’est un projet d’intérêt national.
David Coon est le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de la circonscription de Fredericton-Lincoln.


